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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:12

 

22ème  Chapitre  :    L A    T O R T U R E .  

 

       De tout mon temps passé en Algérie, je n’ai jamais vu un des nôtres ou des gradés torturer un prisonnier ou commettre un viol. Nous n’avons jamais pu vérifier ou entendu dire que la torture était pratiquée dans l’enceinte même de notre cantonnement ou sur le terrain. Ce fut une grande chance pour nous. Nous la devions à l’intégrité mais aussi à la moralité des officiers et sous-officiers qui nous commandaient à cette époque, en particulier les capitaines Derollez et Salvan, les lieutenants Michaud et Pinvidic, successivement commandants de Compagnie par intérim, les sous-lieutenants Barbotteau, Pinaud et Fischer, les adjudants Cararo et Benaden et tous les autres officiers ou sous-officiers dont les noms m'échappent aujourd'hui.

 

        En ce qui concerne le capitaine Salvan, voici ce que disait de lui, au sujet de la torture, Jacques Julliard, alors élève-officier de l’école militaire de Cherchell, devenu par la suite journaliste au Nouvel Observateur :

 

        "Les discussions se poursuivirent les jours suivants, notamment avec le lieutenant qui dirigeait notre section à Cherchell. Beaucoup d'autorité et de stature, de la culture, le visage et le corps couturés de cicatrices reçues au combat. Il jouissait chez nous d'un grand prestige. Ce baroudeur, qui était un chrétien convaincu, nous déclara qu'il n'avait jamais pratiqué la torture, ne la pratiquerait jamais et que l'on pouvait faire cette guerre sans se déshonorer. J'ai le plaisir à citer le nom de cet officier qui est resté mon ami et qui devait ensuite commander les forces de l'ONU au Liban où il fut de nouveau blessé: c'est le général Jean Salvan".

 

          Tous les gradés de notre Compagnie, par leur comportement, nous ont permis de conserver notre honneur et notre dignité. On ne pouvait nous rendre responsable de ce qui avait pu éventuellement se passer ailleurs, dans d'autres Compagnies.

 

          C'est bien après mon retour à la vie civile, que j’appris que la torture avait été pratiqué dans certaines unités de l’armée française.   

 

          Ces dernières années, des médias ont mis en exergue la pratique de la torture au cours de la guerre d’Algérie, en dévoilant certaines vidéos ou en présentant des interviews d'anciens combattants d'AFN, stipulant que les soldats qui combattaient là-bas en avaient connaissance, et qu'un grand nombre l'avait pratiquée.

 

             Lorsque ces médias évoquent "la pratique de la torture en Algérie", ils devraient s'obliger à dénoncer ce qui s'est réellement passé dans un camp comme dans l'autre. Il me semble inadmissible de leur part, de jeter le discrédit sur notre armée tout en faisant l'impasse sur les atrocités commises par nos adversaires.

 

            Les militaires français n'étaient pas en grande majorité des tortionnaires comme on essaie de nous le faire croire. Veut-on salir et culpabiliser les deux millions d'hommes qui ont servi en Algérie et nous faire croire par ailleurs que les rebelles algériens auraient eu un comportement plus noble, plus propre.

 

            Les militaires français qui l'ont pratiquée, n'étaient qu'une infime minorité, ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils soient excusables. Mais placés dans des conditions comme l'ont été parfois certains militaires, à savoir ce qu'aurait été le comportement de ces gens à l'esprit critique si facile. Il y a un dicton qui dit: "Pour se permettre de siffler au théâtre, il faut d'abord avoir payé sa place!".   

 

              "S'il est arrivé à l'armée française de torturer, comme cela a été dit et longuement commenté, les Algériens eux, se sont livrés à des actes d'une grande sauvagerie sur les militaires morts. Rarement le corps humain a été autant massacré. Il faut remonter loin dans l'histoire de l'humanité pour trouver trace d'une telle barbarie.

               Egorger, éventrer, émasculer, démembrer, la mort du soldat ne semble pas suffire, le corps doit être supplicié. A quel ordre mystique répond le besoin de sortir les entrailles d'un mort et de bourrer son ventre de cailloux? A croire que la mort d'un combattant ne peut réussir à apaiser la haine amassée pendant cent trente ans de colonisation. Le corps de l'ennemi doit porter les stigmates des rancoeurs.

               Devant des actes aussi ignobles, qui n'ont plus rien à voir avec les 'règles' de la guerre, reconnaissons  qu'il est difficile de ne pas accuser les fellaghas de s'être comportés comme des bouchers.

              Comment ne pas crier d'indignation face aux accusations de torture et d'exécutions sommaires portées contre l'armée française alors qu'on oublie de dénoncer, dans le même temps, des actes aussi graves commis par le camp adverse?"  ('Les Oubliés de la Guerre d'Algérie' par Raphaël Delbard).

 

              L’Armée était placée sous l’autorité gouvernementale. Cette dernière savait fort bien ce qui se passait en Algérie. On ne pouvait parler de "guerre propre" à cette époque, et encore moins lorsqu’on accorde les pleins pouvoirs à l’armée. Il faut bien avouer que les exactions, les bavures, sont le lot de toutes les guerres. La classe politique de l'époque, bien informée ne serait-ce que par les réactions indignées de certains gradés, tel le général de la Bollardière, Compagnon de la Libération, qui sera le seul officier supérieur à condamner ouvertement la torture (ce qui lui vaudra soixante jours d'arrêt), porte une très lourde responsabilité dans la pratique de la torture. Mais, peut-être nos politiques ont pensé que celle-ci était un "mal nécessaire et inévitable" dans ce conflit et que les renseignements à obtenir étaient à ce prix! Pouvait-on voir un rebelle se "se mettre à table" et avouer aussitôt où il avait posé ses bombes, tout en dégustant un thé à la menthe accompagné d'un makrout ou d'une bassboussa, devant l'officier qui l'interroge, lequel souhaite connaitre au plus vite l'emplacement des explosifs pour les désamorcer et éviter ainsi la mort d'innocents? Mais pourquoi ces rebelles s'en prenaient-ils à des innocents alors que ces derniers ne représentaient aucun danger pour eux? 

 

            La classe politique de l'époque:

 

          "Grâce à cette nouvelle approche, on voit à quel point MITTERRAND, pourtant chantre de la décolonisation et de l'émancipation des peuples en d'autres circonstances - même antérieures à cette époque - fut, à la fin de 1954 et au début de 1955, l'un des plus zélés défenseurs de l'Algérie française. Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Pierre MENDES-FRANCE, il agit sans état d'âme pour 'rétablir l'ordre' par la force après avoir prononcé, dès le 12 novembre 1954, juste après le lancement de l'insurrection armée par le FLN, son célèbre "L'Algérie, c'est la France!". Lors de son retour au pouvoir, au début de 1956, comme Garde des Sceaux du cabinet Guy MOLLET, il soutient une répression impitoyable et ferme les yeux sur les pires pratiques policières, notamment lors de la bataille d'Alger.

         

         Il fut, durant la guerre d'Algérie, l'un des premiers partisans de l'envoi à la guillotine de militants indépendantistes. Dans 80% des cas qu'il examine en tant que ministre de la Justice instruisant les demandes de grâce, il recommande l'exécution des combattants ou de simples sympathisants du FLN qui ont été condamnés. Une position que d'autres personnalités de gauche, comme Pierre MENDES-FRANCE ou Alain SAVARY, refusent d'adopter, préférant démissionner quand le gouvernement Guy MOLLET décide de pratiquer la peine capitale. Et, alors que les révélations sur l'utilisation systématique de la torture en Algérie se multiplient, au début de l'année 1957, MITTERRAND trouve que ceux qui protestent exagèrent". ("François Mitterrand et la guerre d'Algérie" de François Malye et Benjamin Stora).

 

        Le vote des 'Pouvoirs spéciaux' lors de cette guerre:

 

   "Le gouvernement disposera en Algérie des pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire"; voilà ce que précisait le texte qui fut adopté à l'Assemblée nationale le 12 mars 1956, par 455 voix, y compris celles des 146 députés du Parti Communiste Français, contre 76.

  

          Le gouvernement du socialiste Guy MOLLET avait ainsi sollicité et obtenu des 'pouvoirs spéciaux' afin de disposer en Algérie des moyens d'interventions qui lui sembleraient bons, sans même en référer à l'Assemblée Nationale...

 

                Le 17 mars 1956, Guy MOLLET signait avec son ministre de la Défense, BOURGES-MAUNOURY, celui de la Justice, François MITTERRAND, et Robert LACOSTE, gouverneur général en Algérie, un décret relatif à l'application de la justice militaire en Algérie". ("Lutte Ouvrière n° 1963 du 17 mars 2006" par Daniel Mescla).

 

                 Et la Vème République, arrivée au pouvoir en 1958, continua plus ou moins sur cette lancée.... Et dans l'autre camp, la barbarie redoubla. Plus il y aurait de victimes de part et d'autre, plus le 'fossé de haine' entre les deux communautés s'approfondirait.

 

               "On comprend, par exemple, combien il était primordial, à cette époque où l'on ne savait rien des structures rebelles, que les terroristes arrêtés parlassent immédiatement. Tout retard dans l'obtention des aveux permettait aux complices de déménager; tout retard, c'était la certitude que d'autres bombes éclateraient un jour prochain n'importe où. Tout renseignement arraché rapidement, c'étaient des dizaines d'innocents sauvés. Quelqu'un a écrit; 'Aucune torture infligée à des adultes ne rachète le martyre des enfants'. C'est évident. Mais, dans le cas qui nous occupe, il ne s'agit nullement de racheter ni même de venger. Il s'agit de prévenir, d'empêcher le martyre des enfants". ('Histoire Militaire de la Guerre d'Algérie' par Henri le MIRE).

 

            "Le 3è RPC, au cours des mois de janvier, février et mars 1957, a arrêté 343 hommes du FLN, 197 hommes de l'ALN (groupes armés), 70 tueurs. Il a saisi 87 bombes, 80 kilos d'explosifs, 119 grenades, 1550 détonateurs et allumeurs. Sur les 70 tueurs, quelques uns sont livrés à la justice avec des dossiers éloquents. Les autres 'disparaissent'. Ils disparaissent parce qu'ils sont tous des auteurs d'assassinats dûment répectoriés et datés. Lorsqu'ils constatent qu'avec les paras il n'y a pas de risques que les tueurs reviennent jamais, les Musulmans parlent, le mur de la peur s'écroule, les renseignements affluents. Lors d'une conférence de Presse, les noms des assassins, avec les crimes dont ils sont convaincus, sont révélés en totalité". ('Histoire Militaire de la Guerre d'Algérie' par Henri le MIRE).           

 

            Pourquoi les médias n’ont-ils pas parlé des atrocités commises par les rebelles sur les militaires français, sur les civils européens de tous âges et sur biens de leurs coreligionnaires, tombés entre leurs mains : égorgement, décapitation, pendaison, éviscération, démembrement, sodomisation, viol, mutilation faciale et, pour les femmes enceintes, viol, fœtus arraché et remplacé dans le ventre de leur mère par des pierres, etc. Les militaires français et les pieds-noirs se souviennent encore des massacres d'El Halia, de Melouza et de Palestro... Ces atrocités étaient-elles vraiment d’une nécessité absolue pour conquérir une Indépendance? Après avoir vu ces atrocités, quel est le soldat qui pouvait agir avec beaucoup de clémence envers celui qui les avait commises?

 

          "El Halia est un petit village proche de Philippeville, sur le flanc du djebel El Halia, à trois kilomètres environ de la mer. Là, vivent 130 européens et 2 000 musulmans. Les hommes travaillent à la mine de Pyrite. Les musulmans sont payés au même taux que les européens et jouissent des mêmes avantages sociaux. Ils poussent la bonne intelligence jusqu'à assurer leurs camarades européens qu'ils n'ont rien à craindre et que si les rebelles devaient les attaquer, 'on se défendrait au coude à coude'...

           ...Le groupe de fellaghas est commandé par Zighout Youssef. Les 123 personnes qui seront tuées par eux, habitent ce village et sont de toutes les religions, de tous sexes, de tous âges et de toutes opinions politiques.

            Ils seront massacrés de la façon la plus ignoble que l'on puisse imaginer (71 européens, 52 musulmans, 120 disparus). Outre les égorgements des hommes (après abblation du sexe et vision du viol de leurs femmes et de leurs filles) et l'éventration des femmes, méthode habituelle, on note pour la première fois des personnes dépecées, vraisemblablement lorsqu'elles étaient encore vivantes". ('Massacre des Travailleurs de la Mine d'El Halia, le 25 août 1955').

 

           "On venait d'avertir le général Vanuxem, commandant de la 2è DIM, qu'un groupe de fellaghas  avait ravagé un village à une quinzaine de kilomètres de son PC. Il s'y rendit. Les habitants étaient rassemblés autour d'un jeune homme dont les HLL avaient enlevé l'épouse et son enfant. Soudain quelqu'un cria:' La voilà'. Sur le haut de la crête, on vit une silhouette gracile, enveloppée de longs voiles bleus. Quelques unes des femmes coururent à sa rencontre. Elles s'arrêtèrent comme horrifiées. 

             La femme approchait. On distinguait maintenant dans ses bras le petit enfant dont la tête flasque ballottait.

             Elle arriva au groupe qui s'écarta. Elle s'arrêta devant le général. C'était une toute jeune femme, presque une gamine, de quinze ans peut-être, une jeune mariée.

            Ses yeux étaient hagards, pleins de folie. Dans ses bras, son enfant, de quelques mois à peine. Il semblait dormir. Il avait été égorgé rituellement d'une oreille à l'autre; les minuscules conduits bleuâtres et blanchâtres sortaient de son cou, un peu de sang caillé ourlait insupportablement le bord de son petit menton d'enfantelet.

           Ils l'avaient égorgé et l'avaient posé sur le sol auprès d'elle. Chacun s'était servi d'elle, puis ils l'avaient renvoyée avec son enfant mort. A titre d'exemple". ('Histoire Militaire de la Guerre d'Algérie' par Henri le MIRE).      

 

            Je pense que l’armée française, par sa réaction à ces exactions, est tombée dans un piège tendu par le FLN. Mais, pouvait-il en être autrement? Elle a aidé inconsciemment les rebelles, lesquels recherchaient ainsi une répression toujours plus forte de la part de l'armée française pour conforter sa politique du moment. Le cycle infernal… Le 8 mai 1945 en fut un exemple frappant...

 

               "L'Etat algérien n'a jamais reconnu les exactions commises par le FLN contre les populations civiles de toutes confessions, aussi bien avant qu'après le 19 mars 1962. Par contre, la France seule a reconnu officiellement les actes individuels commis par certains militaires". ('Accords d'Evians' - Wikipédia).

 

           Pour en revenir aux médias, ces derniers n’ont fait que raviver les souffrances et le ressentiment de tous ceux qui ont vécu ces années de tragédie.

 

         De plus, maintenant : '...transformer les Français de souche en bourreaux, n'a fait qu'injecter le poison de la haine dans le coeur des enfants issus de l'immigration'.

                                                                        ("Le Puzzle de l'Intégration - les pièces qui vous manquent" par Malika Sorel).

 

 

            C O N C L U S I O N :

 

          "La guerre d'Algérie a été un des moments de la décolonisation les plus terribles. La société française n'a jamais vraiment examiné avec franchise cet épisode tragique où des milliers de jeunes français moururent, des centaines de milliers furent blessés, traumatisés, dans leur âme et dans leur corps, où une population de citoyens français fut contrainte à l'exode, sinon par la force, du moins par le cours de l'histoire, à abandonner ce qui était pour elle sa patrie, son morceau de France!

          Deux révoltes de l'armée contre le gouvernement légitime et légal, la mort d'une République et finalement, après huit ans d'une guerre atroce, l'abandon de ce qu'on avait, contre toute vraisemblance, appelé 'trois départements français' et l'immense Sahara riche en pétrole et en gaz.

            Gâchis politique, gâchis économique, gâchis social. Mais le pire ne fut-il pas le gâchis moral?

                                                                  ( 'L'Algérie dans l'Histoire' par Henri Dravet)

                                                                                      

       

  Placé sur Internet le 4 janvier 2012

 

  Contact :  riton16@orange.fr 

                                           FIN

 

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Published by anciens-8erima-algerie
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karim 23/09/2015 19:39

Bonjour André Henri.

Si tu veux venir Ain Sefra tu es la bienvenue. On peut te faire visiter Ain Sefra et Boussemghoun (qui est le village de mes ancetres).

A bientot.

Karim

FERRET 21/11/2014 18:21

Merci un grand merci pour ce vrai travail de mémoire.Et merci encore pour votre petit mot sur la "torture" dont on ne parle que trop et surtout que d'un coté des protagonistes.
Salutations cordiales.
de la part de Mon Lieut'nant

anciens-8erima-algerie 22/11/2014 14:40



Bonjour mon Lieut'nant,


Merci d'avoir 'relu' mes souvenirs d'Algérie et plus particulièrement le Chapitre 'La Torture'. Il est vrai que si les journalistes avaient fait correctement et en toute indépendance leur
travail de mémoire, je n'aurai pas osé m'y attarder pour défendre l'honneur de mes compagnons de crapahut.


Félicitation pour vos maquettes; c'est du travail d'artiste. Amicalement.



Bousquet 20/06/2014 19:05

Mon livre s'intitule :

MES 24 MOIS DANS COMMANDO DANS LE SUD ORANAIS

Publié chez :

Editeur: EDILIVRE
01 41 62 14 41 ou 42
Mail: publication@edilivre.com

Site : http://edilivre.com

Pour commander en ligne :
Ouvrir ce site,
Ouvrir un compte,
Commander

Ou bien :
Le commander à un libraire de votre choix en précisant qu’il est paru chez : EDILIVRE - Paris

« Voici l’histoire d’un jeune homme atteint d’un handicap très gênant. A l’âge de 20 ans, il décide de tout faire pour y mettre un terme mettant en danger a santé et sa vie. Un ouvrage qui retrace
des moments intenses et qui vise les lecteurs à mieux affronter la vie »

Né le 16 mai 1938 au sein d’une famille modeste d’agriculteurs, Eugène Bousquet a fréquenté pendant 7 ans le grand séminaire du Prieuré d’Ambialet (81) ayant par la suite, effectue 28 mois de
service militaire en France et en Algérie. Ex cadre de banque, aujourd’hui retraité, marié et père de 3 enfants, l’auteur est passionné d’informatique, d’histoire et de géographie.

Bousquet 18/06/2014 11:46

Cette histoire me rappelle que j'y étais aussi avec le 1/12° RAAMA-commando de secteur, unité de combat SP 88 560.
J'ai écrit un livre de 400 pages paru aux éditions EDILIVRE-PARIS intitulé: "mes 24 mois dans un commando dans le sud oranais"J'y relate les moments très forts face à un ennemi qui connaissait bien
le terrain, des accrochages violents qui pouvaient durer 5 heures à 5 contre plus de vingt soldats de l'ALN et du FLN, les grottes, les ambuscades, le maintien de l'ordre dans toutes les villes du
sud oranais, le désert, l'attaque du gazoduc de hassi r'mel, des orangeraies de perregaux etc...

anciens-8erima-algerie 19/06/2014 14:15



Bonjour l'ancien,


A chacun ses souvenirs sur cette guerre d'Algérie.


Tu me donnes envie d'acheter ton livre.


Bien cordialement.



Claude LLORET 06/11/2013 19:55

Je ne sais par quel hasard je suis tombé sur votre blog.Récit remarquable et très précis car j'étais sous bit à la 3em Cie,1ere ou 3eme section.J'ai commencé à Oued Berkèche près d'Ain
Témouchent,puis l'Ouarsenis dans un poste sur une colline ou nous étions mitraillés.J'ai connu le nettoyage de la piste le matin,et je suis tombé dans 2 embuscades ou j'ai eu un blessé.Puis bien
sur Frenda ou j'ai beaucoup marché en pleine chaleur et dormi par terre piqué la nuit par les araignées.Sympa.Puis Ain Sefra dans un poste triangulaire en plein djebel,ravitaillé toutes les
semaines par Noratlas.Nous faisions en moyenne 100km par semaine et je consommais une paire de rangers par mois.
Je suis allé une fois à Boussemghoun en opération et nous avons trouvé des gars dans des tunnels creusés dans les puits.J'étais là aussi quand le gars a voulu récupérer sa chemise sur le barrage.Je
ne sais plus combien dheures de Sikorski j'ai fait.J'ai ensuite été muté au 26eme Bima ou j'ai terminé mon service.Merçi encore pour ce remarquable reportage qui je l'espére aura de nombreux
lecteurs et qui remet en mémoire un certain nombre de souvenirs.
Amitiés du 8em RIMA
Claude LLORET

anciens-8erima-algerie 08/11/2013 14:53



Bonjour Claude,


Un grand merci pour avoir cité votre parcours qui s'apparente d'assez près à celui de la 2ème Compagnie. Donc, beaucoup de souvenirs en commun que près de 15 000 anciens d'AFN et autres ont
pu lire sur mon blog depuis janvier 2012 (53 000 pages lues). Quelques anciens du 8ème RIMa se sont réunis à Mallemort (13) en mai dernier. Je ne manquerai pas de vous signaler sa prochaine
réunion.


Bien amicalement.