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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:35

 

  André HENRI  

à la une;HENRI André 310120121

'JEUNESSE

PERDUE'

 

 

(ALGERIE: 1959 à 1961)  

 

 

             Un témoignage éloquent où la sincérité n'exclut pas un certain talent dans l'écriture, l'auteur a voulu raconter son parcours de jeune militaire (de 1959 à 1961) dans un régiment opérationnel en Algérie, le 8è Régiment d'Infanterie de Marine.

          Sans se 'prendre la tête', mêlant souvenirs de franche camaraderie, moments de durs crapahuts où la peur était bien souvent au rendez-vous, et moments de nostalgie du pays, page après page, il nous fait découvrir la triste réalité de ce qui se passait sur les terrains opérationnels, ce que les gouvernements de l'époque appelaient alors 'le maintien de l'ordre'et nous fait part de son sentiment sur cette guerre qui, à l'époque, n'osait pas avouer son nom mais qui fit cependant des milliers de victimes civiles et militaires dans les communautés engagées.

          Affecté à la 2è Compagnie du 1er Bataillon, nombre de ses anciens copains de crapahut pourront s'y remémorer cette vie du djebel, depuis le centre oranais (Frenda, Tiaret, Trézel, Berthelot, Aïn-Djadja, le col des Zarifète, la forêt d'Hafir, Saïda),  le massif de l'Ouarsenis (Ammi-Moussa, Inkerman, Relizane, Zemmora, Perrégaux), les monts des Ksour ( les djebels Tamedda, Tanout, Chemarickh, Koukra, Bou-Leghfad, El Ghelida, Tiamert, Djara, Mzi, le col de Témmasser, les centres militaires: Aïn Sefra, Tiout, Chellâla, Boussemghoun, Noukhila, Méchéria, Géryville),  la frontière marocaine (Marnia, Béni Abir, Béni-Ounif, Sebdou, Tlemcen), où le partage de la vie , entre opérations de ratissage, de bouclage et d'embuscade se succédant, n'était que respect et solide amitié.

          Ce livre qui comporte de nombreuses notes rétrospectives sur l'Algérie, est destiné à ceux qui ont vécu ces difficiles moments, mais aussi à tous les Français sans limite d'âge, qui veulent savoir comment s'est déroulé cette période cruciale de la décolonisation de ce pays. (Robert HERAIL, correspondant à 'L'Indépendant'- Perpignan).

         

          Livre broché de format 15,5 x 23,5 cm, comportant 400 pages et 160 photos (noir / blanc et couleur).

         Son prix: 20 euros + 7 euros de frais d'expédition en colissimo.

          A commander directement à l'auteur par : 

          e-mail: andrehenri3941@orange.fr

         ou par tél: 04 66 20 13 49

 

 

 

 S  O  M  M  A  I  R  E   :

 

Le camp 'Le Cocq'

La Traversée

Frenda

L'Ouarsenis

Aïn Sefra

Boussemghoun

Le Poste de Noukhila

Berthelot

Aïn Djadja

Béni Abir

Pour qui, pour quoi?

Le Bilan

Les Accords d'Evian

Le 5 juillet 1830

La Piraterie Barbaresque

La Reconnaissance

La Torture

Les Français d'Algérie

Les Porteurs de valises

Les Pieds-Rouges

Conclusion.

         

           Quelques courts extraits de ce livre:

          "De la classe 59 1/A, après avoir participé, du 22 au 24 octobre 1958, aux opérations de sélection du Centre de Tarascon (B. du Rhône), je suis appelé, le 4 mars 1959, au camp Le Cocq - CAT/GITTOM (Groupement d'Instruction et de Transit des Troupes d'Outre-mer), à Fréjus, dans le Var, pour y effectuer mon service militaire...

.........le parcours du combattant n'était pas mon fort. Le mur d'escalade était toujours trop haut et le passage sous les barbelés trop bas, mais je n'avais pas le choix. Ce 'parcours du combattant' effectué régulièrement ainsi que la course à pied, finissaient par nous muscler le corps, nous donner du tonus et affiner notre silhouette. Nous subissions une véritable préparation en vue du crapahut qui nous attendait en Algérie...  

..........Ce 14 juillet 1959, c'est le temps des congés, des vacances, pour nombre de Français et les Marseillais ne font pas exception à la règle. Les camions qui nous transportent ce matin-là depuis le DIM jusqu'au quai d'embarquement de la Joliette, circulent sans problème sur les avenues de cette cité vidée d'une bonne partie de ses habitants. Très peu de magasins sont ouverts et notre convoi laisse quelque peu indifférents les piétons entrevus..

..........Arrivés en milieu de journée, la chaleur est étouffante. Le climat de cette région de Frenda est sec et rigoureux en hiver mais la température qui peut passer en-dessous de 0° l'hiver, peut également passer au-dessus de 40° l'été. Bien que natif du Midi, cette chaleur m'est difficilement supportable; je transpire abondamment et, par réaction naturelle, j'ai énormément soif. Il n'y a aucune source dans les parages. L'eau se récupère au robinet de la 'tonne à eau', laquelle est remplie par prélèvement sur le réseau public de Frenda, à moins que cela soit sur un forage situé dans la plaine. Et cette citerne reste immobilisée en plein soleil des journées entières ...

..........Les souvenirs que m'ont laissés ces nombreuses opérations effectuées dans cette région de l'Ouarsenis, se sont quelque peu estompés avec le temps. Ce fut une succession de marches, d'escalades, de descentes. La faim qui se fait sentir et qui nous amène à profiter d'un court instant d'arrêt pour faire, sans y être convié, une 'halte-dinette' en pensant avoir le temps de casser la croûte mais pour redémarrer aussitôt sur un ordre bref, la 'boite de singe' ouverte dans une main et le biscuit de guerre dans l'autre, en grommelant quelques grossièretés telle que "Putain de guerre".

..........Passé la ville de Méchéria, on aperçoit au loin les  trois hauts sommets des djebels qui font penser à Aïn Sefra. Le pays change encore d'aspect. Ici, rien ne pousse, à part quelques arbustes affligeants. Le terrain est constitué à l'infini de dunes de sable ocre, recouvertes d'alfa et clairsemées d'arbustes épineux. C'est la fournaise, au minimum 40 à 45° à l'ombre...

..........et enfin, le village d'Aïn Sefra (1070 m.) et son oasis appelée 'la source jaune' (de aïn: source, et safra: jaune), ou 'la Perle du Désert', situé au pied d'une grande dune de sable ocre qui s'étend vers l'Est sur plusieurs kilomètres en direction de Tiout, ceinturé à l'ouest par la djebel Morhad (2 135 m.), au nord par le djebel Aïssa (2 236 m.) et au sud par le djebel Mekter (2 062 m.), en plein cœur des Ksour...

..........Le ksar de Boussemghoun, situé à 960 mètres d'altitude, s'étend entre deux chaines de montagnes. D'un côté, le djebel Tameda (1993 mètres), de l'autre, le djebel Tanoud (1990 mètres)... 

..........Mardi 5 janvier 1960: Alors que nous crapahutons sur le bord d'une falaise, surplombant une immense vallée au fond de laquelle se devine un oued à sec, nous entendons un bruit profond et sourd. Presque aussitôt débouche devant nous, remontant la vallée, un bombardier Douglas B-26 'Invader' au nez vitré, de couleur bleu foncé, pointant ces huit mitrailleuses d'attaque. Il passe à quelques dizaines de mètres de nous, dans un bruit assourdissant, légèrement en contrebas, poussé par ses deux moteurs de 2 000 cv chacun...

..........Samedi 30 janvier 1960: Nous apprenons que la 6è Compagnie est tombée dans une embuscade tendue par les rebelles dans les environs de Géryville, pas très loin de nous. Parmi les appelés il y aurait 15 morts dont deux officiers et 34 blessés. Chez les fellaghas, 14 tués et 1 prisonnier. Des armes sont récupérés... 

.........Vendredi 4 mars 1960: La fatigue, accentuée par le froid ou la chaleur, nous laissait dans un grand état de lassitude. J'ai en mémoire l'image de ces retours d'opération où beaucoup d'entre-nous dormaient, recroquevillés sur les banquettes, appuyés les uns sur les autres...

..........Mercredi 23 mars 1960: La tempête a soufflé toute la nuit avec violence. Certaines tentes n'ont pas résisté et se sont effondrées. Les remettre debout ne fut pas une mince affaire. Le Piper a du être maintenu au sol par des cordages. La section est de jour au PC du Bataillon...

.........Mardi 29 mars 1960: Départ à 5 heures. Reconnaissance sur le '1600'. Ce jour-là, un caporal-chef de notre section abat un rebelle. Ce fellagha a surgi brusquement devant lui, sortant d'une toute petite cavité de rocher... 

..........Samedi  28 mai 1960: La journée fut très chaude, sans surprise d'ailleurs, et la nuit le sera tout autant... sous ces tôles ondulées posées à même sur des chevrons, sans aucune isolation thermique. Les bâtiments du Poste de Noukhila, c'était ça aussi, avec de petites fenêtres ne facilitant pas la circulation de l'air, un air chaud d'ailleurs... 

..........Lundi 24 octobre 1960: BELIME donne l'ordre à SAUTHON de répliquer avec le FM à la hanche; les rebelles sont légèrement au-dessus d'eux, à une trentaines de mètres, dans des caches. Ses pourvoyeurs l'alimentent en bandes autant que nécessaire... Avec mon équipe, je suis bloqué derrière des rochers, à la naissance de l'oued.  Dès que l'on bouge, les balles sifflent, viennent s'écraser sur la roche autour de nous et, déviées de leur trajectoire, repartent tout aussi vivement dans une autre direction... 

..........Samedi 26 novembre 1960: Les Européens de Berthelot ne sont pas nombreux mais accueillants. Ils sont dans la crainte d'une 'Algérie algérienne' qui rendrait  caduque toute leur vie passée sur cette terre. On leur a tellement assuré que 'l'Algérie, c'était la FRANCE', surtout avoué par un grand homme comme de GAULLE, qu'ils veulent bien y croire mais la politique qu'il met en œuvre depuis quelques mois les fait réfléchir différemment...

..........Mercredi 4 janvier 1961: A 10 heures, nous sommes positionnés au droit du Poste de Béni-Ounif. En face, de l'autre côté de la frontière algéro-marocaine, se trouve la ville de Figuig. Les camions sont alignés le long de la route qui mène à Colomb Béchar et les hélicos sont-là à l'écart, prêts à nous embarquer si la situation le nécessite...

..........Jeudi 26 janvier 1961: Vers minuit, la Compagnie descend sans faire trop de bruit et encercle le douar d'Aïn Djadja. Depuis quelques jours, les sentinelles ont pu observer la nuit, des signaux lumineux dans ses environs immédiats. Les fellaghas se manifestent-ils auprès des habitants plus que ce qu'on pourrait le penser?...

..........Mercredi 1er mars 1961: Nous changeons souvent d'emplacements pour monter nos embuscades. Mais toujours rien. Ce n'est pas qu'on souhaite 'accrocher' mais la tentation de 'casser du fell', depuis la mort de nos camarades, est bien présente en nous...

 ..........Jeudi 6 avril 1961: Et ainsi, notre section finit par accrocher un groupe de rebelles en ratissant un talweg. Cela s'est passé très rapidement et les témoins de ces combats individuels sont fort peu nombreux. Aucun des acteurs n'a le temps de faire appel à un copain et les sommations ne sont pas obligatoires dans ces cas-là...

..........Samedi 22 avril 1961: Surprise; de bonne heure, à la radio, nous apprenons que dans la nuit, le 1er REP, sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, s'est emparé des points stratégiques de la ville d'Alger, à savoir: le Gouvernement Général, l'Hôtel de Ville, la Radio et l'Aéroport. Y aurait-il un parfum de révolte dans l'armée?...

.......Mardi 25 avril 1961, pour ce qui nous concerne, l'affaire des putschistes n'est plus notre souci majeur, tout comme pour nos gradés. Depuis 3 heures du matin, nous sommes en alerte car le réseau électrifié vient d'être franchi par une forte bande de rebelles en provenance du Maroc...

..........Mardi 26 avril 1961: De nouvelles rafales se font entendre. Le tireur nous voit fort bien d'où il est et peut 'aligner' tout ce qui bouge. Nous sommes des cibles faciles au beau milieu de cette clairière où rien ne peut nous protéger...

.........."Le 26 avril 1961, je remontais à Témasser et donnais à ROY des nouvelles de mes blessés. Lui, m'indiqua le bilan de l'opération. 21 tués et 56 blessés chez nous, 38 tués et 22 prisonniers chez les rebelles. TINTANO, le chef rebelle, se serait échappé en sacrifiant sa katiba"...

......... Ma pensée se tourne vers mes trois copains tués sur cette terre algérienne. Mais, pour qui, pour quoi sont-ils morts?

..........De retour en métropole, les anciens d'Algérie se sont enfermés dans un grand silence aidé en cela par une France qui s'est désintéressée du sort de l'Algérie et des ses habitants d'origine européenne, et indifférente à leurs problèmes...

..........Sans état d'âme, sans le moindre mouvement de compassion pour les Français enlevés ou assassinés, sûr de son bon droit, de GAULLE est soutenu dans son action par les accords d'Evian qu'il a inspirés et qui lui servent de faire-valoir: "A compter du 19 mars 1962, la France n'a plus de responsabilité en Algérie".

..........'Ce n'est qu'en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la tête, en allant  en Algérie détruire définitivement les dernières bases de pirates musulmans'...

.........D'abord, lorsque ces médias évoquent 'la pratique de la torture en Algérie par l'Armée française', ils devraient s'obliger à dénoncer ce qui s'est réellement passé dans un camp comme dans l'autre...

..........Historiquement, 'La France n'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a créée', à dit Ferhat Abbas. Car, en 1830, ce pays n'était qu'un territoire peuplé de tribus disparates disséminées sur d'immenses territoires....  

 

 

 

 

 

           

           

 

 

                                              

   

 

                            

                                   

                                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 

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Published by anciens-8erima-algerie
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Caddie Chemla 30/11/2015 20:25

Miltaires disparus de Mourmelon :

http://www.disparusdemourmelon.org

Cloarec Roger 17/08/2015 16:48

Bonjour : Je suis de la classe 53/1 et j'ai fait mon service militaire à Coblence (F.F.A.) au 422éme R.A.A.de avril 53 à octobre 54. Ma classe fut rappelé en avril 56 jusqu'en novembre 56. Après 3 semaines à Isserville les Isserts, notre bataillon (272eme B.I.) formé à Amiens a été à Makouda en Gde Kabylie dans un camp construit par nos soins, entouré de barbelés. Votre récit m' a beaucoup rappelé mon séjour de rappel et je vous félicite d'avoir rédigé votre campagne militaire. Puisse mes anciens camarades de régiment et d'algérie lisent ces lignes .Avec mes salutations.. Cordialement Roger Cloarec (artilleur passé dans l'infanterie)

Mohamed Tuvalet 05/05/2015 12:29

Militaires disparus de Mourmelon : http://www.dominique59121.skyrock.com

Pierre LAURET 10/08/2014 16:19

Bonjour Monsieur.
Mon père qui aurait eu 94 ans le 18 Octobre prochain a appartenu au 8 régiment d'Infanterie Coloniale, puis au 8e Régiment d'Infanterie de Marine du 25/05/1958 au 18/10/1962 en Algérie.
Il est malheureusement décédé brutalement en 1971.
Je n'ai pu découvrir que très récemment son parcours militaire et j'effectue des recherches pour le connaître, à partir des informations que j'ai trouvé sur son livret militaire.
C'est en cherchant des informations sur le 8e RIMA que j'ai trouvé votre blog qui m'a fort intéressé et ému, surtout quand j'y ai trouvé une référence à une localité nommée Aïn Kial. En effet, dans
mes lointains souvenirs d'enfance, je me souviens d'avoir entendu ma mère prononcer ce nom.
Mon père était originaire de l'Ile de La Réunion et je suis en contact avec l'amicale des anciens de ce régiment à La Réunion et avec l'Association des Anciens Combattants.
Des éléments de son dossier existent bien aux archives de ce département, mais il m'a été dit qu'elles étaient bien minces en volume...deux pages tout au plus...Je pourrai certainement les
consulter cet automne, mais je n'en apprendrai peut-être pas beaucoup plus que ce que je sais déjà.J'ai donc pensé qu'en dirigeant mes recherches sur l'histoire même du régiment je pourrais
peut-être en apprendre plus.
Si vous le voulez bien, je serais très heureux d'échanger avec vous sur ce sujet.
En espérant avoir bientôt ce plaisir et en vous en remerciant à l'avance, je vous prie de croire à l'assurance de ma considération.
Pierre LAURET

anciens-8erima-algerie 28/06/2017 17:19

Bonjour,
Suite à votre mail du 10-08-2014, je vous signale que j'ai édité un livre intitulé 'JEUNESSE PERDUE' relatant mon parcours en Algérie au 8è RIMa (430 pages-132 photos noir et blanc-format 15'5 X 23,5. au prix de 20 euros + frais d'expédition de 7 euros. Pour me contacter: andrehenri3941@orange.fr Cordialement.

anciens-8erima-algerie 12/08/2014 17:32



Réponse directement à son adresse internet.



Chani Arabi 30/07/2014 13:50

Je suis un jeune algérien habite à la ville d'Ain Sefra et j'ai l’honneur de lire ce article, vous avez m'informer d'une trés grande partie de l'histoire de ma ville .Merci pour vous

anciens-8erima-algerie 30/07/2014 17:16



Bonjour,


Je suis content de savoir que vous avez pris beaucoup de plaisir à lire mon récit sur une infime partie de cette guerre d'Algérie au cours de laquelle j'évoque la ville d'Aïn Sefra.


Cordialement.



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